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 Le secteur paratouristique : réalités et perspectives

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marzou
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MessageSujet: Le secteur paratouristique : réalités et perspectives   Jeu 21 Mai 2009 - 9:07

Voici un article critique sur le tourisme tunisien, que je trouve très objectif et dont je partage la vision critique. C'est un peu long mais très instructif. J'aimerais bien connaître votre point de vue extérieur ou intérieur.

Le secteur paratouristique : réalités et perspectives


Source : http://www.investir-en-tunisie.net


[size=16]Un gisement encore en friche

Qu'appelle-t-on secteur paratouristique ? Ce sont toutes les activités, produits et services qui concourent à la satisfaction des besoins et désiratas d'une clientèle en quête d'un complément de confort ou de loisirs en dehors de son cadre de vie ordinaire.

C’est une très large gamme de biens matériels et immatériels qui s’égrènent le long de circuits fréquentés par les visiteurs locaux ou étrangers.
Par-delà les définitions académiques et abstraites, on dira que le paratouristique est un complément indispensable aux activités touristiques classiques : hébergement, restauration et visites guidées. Il essaime à la périphérie de ces trois pôles et génère une profusion d’activités, donc d’emplois et de recettes.
Périphérie, disons-nous. Et dans tous les sens du mot. En est-il ainsi en Tunisie ? La réponse n’est pas évidente et cela tient aux origines même du tourisme moderne dans notre pays.

La Tunisie a été pionnière en optant dès les années 60 pour le tourisme en tant que facteur de développement économique. Seulement, une certaine frilosité a conduit les décideurs de l’époque à privilégier la formule des "zones touristiques" qui confinait les visiteurs étrangers dans des périmètres certes aménagés, entretenus, sécurisés mais qui les coupaient complètement de leur environnement humain, donc des réalités sociales et économiques du pays. Il en était ainsi qui séjournaient dans le pays en n’en connaissant que le trajet qui conduit de l’aéroport à leur lieu de résidence ainsi que la zone dans laquelle ils évoluaient ! Un véritable ghetto aggravé par la propension de certains opérateurs (les clubs, en particulier) à vouloir garder leur clientèle dans leurs murs en leur offrant sur place ce qu’ils étaient censés trouver à l’extérieur : du "folklore" au hammam en passant par le marchand de beignets et les boutiques d’articles de souvenirs.

Ce faisant, la Tunisie s’était engagée dans une véritable impasse dont nous mesurons aujourd’hui toutes les retombées négatives à travers ces sèches statistiques qui nous apprennent que telle destination concurrente, pour parler comme le commun des mortels, fait plus de recettes avec moins de visiteurs que la Tunisie. On attribue cela généralement au fait que notre clientèle est plutôt "bas de gamme", c’est-à-dire désargentée, alors que l’autre serait d’un niveau de pouvoir d’achat nettement supérieur. Oui, mais alors comment expliquer que les clients que nous recevons aient prévu un budget — si modeste soit-il — pour leurs dépenses dans le pays, qu’ils ne parviennent pas à épuiser au terme de leur séjour et en rapatrient une partie ? C’est une réalité établie par des enquêtes effectuées par l’Office du tourisme.

En vérité, la perception que nous avons eu de l’activité touristique a bridé son essor.
Nous n’avons pas su la greffer sur son milieu d’accueil pour faire que sa croissance soit naturelle et continue. Car c’est seulement dans ce milieu que peut se développer ce secteur et donner un maximum de rentabilité, c’est-à-dire de recettes qui, à leur tour, contribuent à diversifier le produit et à en améliorer la qualité. Il s’agit, ni plus ni moins, à chaque pas qu’effectue le visiteur, de créer une opportunité de dépense. Et cela, seul le secteur paratouristique peut le permettre en proposant l’infinité de produits ou services qu’il est capable d’offrir et d’inventer, pour un dinar ou pour plusieurs milliers de dinars et qui vont de la simple fantaisie d’un spectacle aux articles précieux ou hautement raffinés.


Encourager les projets privés

Alors qu’elle joue un rôle de catalyseur, l’animation représente le maillon faible du secteur du tourisme. Pour développer cette composante très mal mise en valeur dans les zones hôtelières et extra-hôtelières, la solution principale, comme le souligne M. Wahid Brahim , président de l’Association des anciens du tourisme , réside dans la manière de concevoir l’aménagement d’une zone hôtelière qui doit accorder la priorité aux espaces de loisirs et d’animation, en prévoyant, entre autres, une large bande, le long du front de mer, réservée aux promenades et aux équipements d’animation. Par ailleurs, selon le président de l’association, le déficit d’animation est aussi bien observé à l’intérieur qu’à l’extérieur des hôtels. Les espaces d’animation qui ont été aménagés ne proposent pas une grande variété de choix et se résument essentiellement à des petits commerces et des restaurants qui proposent invariablement les mêmes produits.

A l’extérieur, la diversité est quasi absente et les espaces de loisirs et d’animation ont tendance à proposer les mêmes produits qui, non seulement sont similaires à ceux proposés à l’intérieur de l’hôtel, mais qui plus est ne présentent aucune spécificité locale, ce qui finit par lasser les touristes avides de découvertes locales et traditionnelles. La plupart des zones urbaines souffrent également d’un manque d’animation. Outre l’insuffisance de sites historiques et d’espaces culturels, ainsi que de lieux de rencontres conviviaux et d’équipements de loisirs propres, agréables, il n’existe pas non plus pour les autochtones, ainsi que pour les touristes une programmation régulière d’événements culturels, à l’instar des festivals qui restent encore épisodiques. «La Tunisie est une destination hôtelière avant d’être touristique.

Nos villes et nos villages manquent, en été comme en hiver, de programmation régulière d’événements d’animation susceptibles de susciter l’attention et l’intérêt des visiteurs. Même les festivals ne présentent que peu d’intérêt pour les visiteurs étrangers, puisque seulement 10% les fréquenteraient, a relevé le président de l’association. Leur programmation tardive ne permet pas de les promouvoir et de les commercialiser dans les délais. Le contenu de leur programme correspond rarement à nos spécificités locales et culturelles.

A cela s’ajoutent les difficultés de transport nocturne et le manque de communication et d’information dans les hôtels. Même les festivals subventionnés par le ministère du Tourisme, tels celui de Douz et de Tabarka, connus pour leurs facettes éminemment touristiques, n’échappent pas aux mêmes défauts et aux mêmes critiques». Selon Mr Brahim, les spécificités locales et culturelles des villes, qui ont pour effet, d’attirer les touristes, doivent être mises en exergue à travers la réhabilitation d’artères et des quartiers de la Médina ancienne. Des quartiers anciens doivent, en effet, être revisités et restaurés en y réintroduisant un mode de vie et des pratiques traditionnelles, à l’image des pueblos espagnols. Ces quartiers doivent, ensuite, être intégrés dans un parcours touristique guidé, proposé par les agences de voyages. «Le mois de Ramadan se distingue par l’animation nocturne qui règne dans les centres urbains et les médinas, relève, par ailleurs, M. Brahim. Or, cette animation nocturne ne fait l’objet d’aucune exploitation touristique de la part des agences de voyages. Des sorties nocturnes pourraient être organisées pour les touristes, avec, au programme, un dîner typique de rupture de jeûn dans un restaurant traditionnel, une promenade à travers les souks, un spectacle au café chantant, un thé à la menthe au café de Sidi Bou Saïd, une séance de bain maure et un déjeuner s’hour dans les règles de l’art».

Une mise en valeur du patrimoine à travers le développement de projets privés, à l’instar de Dar Chraïet, du musée de Guellala, de Djerba explore, espace qui associe, à la fois, découverte du patrimoine et animation, constitue une piste intéressante à creuser pour drainer les touristes, à condition de respecter rigoureusement les cahiers des charges, et d’y trouver les conditions minimales d’accueil, d’information et d’animation, précise le président de l’association. «Il est vérifié qu’un emploi direct dans le patrimoine entraîne la création d’au moins trois emplois indirects dans les secteurs parallèles et voisins. L’animation du patrimoine contribue efficacement à la satisfaction de la clientèle touristique dans sa quête de loisirs extra-hôteliers», a-t-il souligné à ce propos, dans sa communication donnée, à l’occasion de la table ronde organisée à l’association sur le thème de : L’animation touristique et paratouristique».
En conclusion, de monotype, centré exclusivement sur la composante balnéaire, le secteur du tourisme doit s’orienter davantage vers la diversification des produits afin d’attirer une clientèle haut de gamme et améliorer, ainsi, les performances économiques du secteur. L’animation doit surtout en devenir une composante essentielle et faire l’objet de toute une politique à l’intérieur et à l’extérieur des hôtels, favorisant l’immersion des touristes dans les traditions et coutumes locales et encourageant les dépenses extra-hôtelières. Il faudra pour cela associer les diplômés de l’enseignement supérieur qui pourront développer des projets de loisirs très intéressants, axés sur l’élaboration de programmes d’animation pour les hôtels et la mise en valeur du patrimoine local dans les zones extra-hôtelières.

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MessageSujet: Re: Le secteur paratouristique : réalités et perspectives   Ven 22 Mai 2009 - 8:22

une question : qui financera tous ces projets ????????? de l'utopie !!!
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marzou
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MessageSujet: Re: Le secteur paratouristique : réalités et perspectives   Ven 22 Mai 2009 - 9:50

tunisieautrement a écrit:
une question : qui financera tous ces projets ????????? de l'utopie !!!

Je pense que dans la réflexion de l'auteur il est bien fait part de projets privés (entre autre) et d'un changement de politique du tourisme. De développer ici et là des valeurs de chaque villes et villages, chaque médina pour animer et ramener une clientèle qui sortira des zones touristiques à la rencontre de la culture de la Tunisie.

Quand on réalise que de plus en plus le touriste lambda ne connait rien ou si peu de la véritable Tunisie, on ne peut être qu'en accord avec ce texte (en tout cas c'est mon opinion. En créant un paratourisme c'est créer de nombreuses opportunités, non seulement au petit commençant, à la population de créer de nombreuses petites activités lucratives, mais également au touriste de sortir à la rencontre du peuple, de sa culture, et participer économiquement à son essor.

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MessageSujet: Re: Le secteur paratouristique : réalités et perspectives   Ven 22 Mai 2009 - 11:04

je suis tout à fait d'accord avec l'analyse de ce texte mais je continue à penser que ce n'est qu'utopie, très rares sont les municipalités qui voient un quelconque intérêt à animer leur ville ou village. Les mentalités sont trés difficile à faire évoluer.
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MessageSujet: Re: Le secteur paratouristique : réalités et perspectives   Ven 22 Mai 2009 - 16:59

Je partage totalement l'analyse de cet article et je serais un peu moins pessimiste que Tunisieautrement, car il y a des projets en cours au Ministère du Tourisme pour changer les choses.
mais malheureusement, il faudrait lutter avant tout contre la corruption dans certaines sphères qui fait que le lobby des chaines hôtelières internationales notemment, dépense des sommes folles pour "inciter" à l'immobilisme: elles représentent une force inouie.

J'en ai eu l'example avec l'hôtel Odyssée où j'allais depuis 2001 jusqu'en 2006.
Cet hôtel de Zarzis est l'un des rares à encore appartenir à un particulier tunisien et l'ancien Directeur général, tunisien aussi, et lui, ont tenté de lutter de toutes leurs forces contre l'instauration de la formule "all in" dans cet hôtel 4* luxe. qui, imanquablement amène une clientèle qui a une mentalité différente ("j'ai droit puisque j'ai payé et que tout est compris" désolant ce qu'on voit comme malotru que l'on n'avaient jamais vus avant 2005)

Ils ont "tenu" 5 ans, mais, en 2006, ont du céder, car les hôtels voisins refusaient du monde, alors que l'Odyssée devenait à moitié vide, car plus conseillé par les TO
Et ce n'étaist pas une question de prestations, au contraire.
Dès que la formule allin est érrivée, les prestations ont décliné un peu dans la qualité du service, puisqu'on prend actuellement des apprentis de 14 ou 15 ans en cdd successifs et que le personnel qui était là depuis des années, n'y restent plus, car plus chers

Un autre exemple: lorsque le nouvel hôtel SAFIRA PALMS a été construit, le proprriétaire a du arrêter les travaux, sa banque ayant reçu le "consel" de ne plus lui accorder de crédit...tant qu'il n'acceptait pas la venue dans son capital de membres de la famille présidentielle., alléchés par les plus beaux rterrains en bord de mer.
Il a fini par céder et l'hôtel a pu être terminé très en retard. Il est loué pour 5 ans par IBEROSTAR, qui ne s'implique donc plus non plus dans la qualité, puisqu'il n'en est pas propriétaire.
l'Hôtel est à 3 km de la zone touristique de Sangho et...à 14 km de Zarzis: dès lors, seules les boutiques et les excursions de l'hôtell sont proposées, au double, voire au triple du prix possible avec les agences locales, et...ce sont les TO qui en retirent le bénéfice, pas les zarziciens.

Il y a donc du boulot, mais les autorité commencent à se rendre compte de l'engrenage. et du fait qu'ils vont finir par scier la branche sur laquelle ils sont assis.
Augmentatiion duc chômage, donc des difficultés de vie des jeunes tunisiens qui gagnent une misère de 180 € par mois (quand ils travaillent), d'où augmentation exponentielle des bezness et des mariages gris, qui commencent à faire une réputation sulfureuse à tous les tunisiens alors que seule une minorité est concernée etc...
Je connais bien des femmes seules qui n-se refusent à encore aller en Tunisie alors que je n'ai jamais eu le moindre problème pendant 30 ans à me promener partout seule, de jour comme de nuit.
Effectivement, maintenant, il devioent difficile de sortir d'un hôtel après 21 h.

Mais il est vrai que tant qu'un finnacement d'Etat ne sera pas mis en palce, en partenariat avec des investissements privés, ...
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Mayalali
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MessageSujet: Re: Le secteur paratouristique : réalités et perspectives   Ven 1 Jan 2010 - 21:37

[quote="marzou"]
Citation :
Quand on réalise que de plus en plus le touriste lambda ne connait rien ou si peu de la véritable Tunisie

C'est vrai que le touriste lambda ne connait rien de la Tunisie... mais je ne crois pas que ce soit uniquement dû au manque d'implication des villes ou villages ! Je crois que le "touriste" se plait à dire qu'il est allé en Tunisie, çà fait genre, mais REFUSE de sortir de l'hôtel, pour se bronzer au bord de la piscine ... j'en ai vu en plus de 10 jours, ne jamais sortir de l'hôtel, même pas pour aller à la plage ! Et quand j'entends 1 de mes collègue me dire : t'avais raison Hammamet est très chouette !, et j'apprends que ce con est resté à Yasmine Hammamet, je lui est même demandé si par hasard il avait croisé des arabes ... il a reconnu qu'il n'en n'avait pas vu beaucoup !
D'ailleurs l'article fait référence à ses fameuses zones touristiques. Celle de Yasmine en fait partie, et franchement, autant aller à Nice sur la promenade des Anglais ...
Pourtant à Hammamet cet été il y avait un festival de musique et bien aucun des clients de l'hôtel que j'ai pu rencontrer n'étaient intéressés, ce soir là y'avait soirée disco ...

Bref tout çà pour dire OK il faudrait peut être un développement plus approffondi (la question de qui paie ? demeure), mais les touristes devraient aussi revoir leur copie !
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