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 Ali Amran

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marzou
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MessageSujet: Ali Amran   Jeu 5 Aoû 2010 - 12:49

PORTRAIT : Ali Amran, la voix du Rock N’ Tmurt





On le compare à Idir ou à Francis Cabrel, mais lui se soucie peu des étiquettes. Hier chanteur en herbe, aujourd’hui une vedette qui remplit les salles en Algérie ou en France, portrait d’un chanteur qui a fait du chemin.

[...]


Textes soignés, musiques épurées, Ali Amran est un artiste aussi perfectionniste qu’exigeant qui se construit en prenant son temps. Le chanteur au visage d’Arthur Rimbaud et la voix de Léonard Cohen n’a jusqu’à présent produit que trois albums. Si le premier et le deuxième ont révélé l’un des meilleurs espoirs de la chanson kabyle, le troisième a consacré une valeur sûre. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Ni celui des albums, d’ailleurs.

Du traditionnel au moderne

L’enfance de Ali Amran ressemble à celle de tous les enfants kabyles. Né en 1969, à Igariden, dans la région de Maatakas, en Grande Kabyle, Ali fréquente assidûment l’école du village. A ses heures libres, le petit galopin tape dans un ballon en caoutchouc avec les copains quand il ne fait pas ses premières gammes sur une guitare bricolée avec un bidon d’huile et une vieille planche. « A un certain moment, j’ai récupéré une vieille guitare qui appartenait à mon frère parti en France, se souvient-il avec le sourire. Une sorte de guitare démontable », Comme tous les jeunes de son âge, notre futur rocker va apprendre sur le bout des doigts le vaste répertoire kabyle de Cheikh Arav Vouyezgarene, Cheikh El Hasnaoui jusqu’à Matoub, Aït Menguellet en passant par Akli Yahiatene, Cherif Kheddam…. De cette époque, Ali gardera une indéniable influence musicale qui forgera ses premières compositions. A ce propos, peu de gens savent qu’il a commencé par composer dans ce style traditionnel. Notamment, six ou sept chanson pour son ami Lani Rabah. C’est au lycée Polyvalent de Tizi Ouzou qu’il commence à s’intéresser à la musique moderne. Sur sa guitare, il gratte alors inlassablement les accords des chansons d’Idir, Djamel Allam, Les Abranis, Simon et Garfunkel… et surtout les Beatles. « J’avais un copain qui avait un livre de partitions des chansons des Beatles avec une cassette », dit-il. Une aubaine. Ali se souvient également d’avoir rayé le disque des Eagles à force d’écouter le mythique tube « Hotel California ».

Fan des Eagles
Tout en faisant son apprentissage musical, il obtient un Bac maths qui lui ouvre les portes de l’université. Il s’égare pendant une année en génie civil avant de bifurquer vers les langues étrangères. Il fera partie de la première promotion d’Anglais en 1989. A l’université de Tizi Ouzou Ali Amran rencontre Toua Nabil avec lequel il fait ses premières scènes au sein d’une chorale qui accompagne la troupe « Meghres » (Mars). Une troupe quasiment professionnelle qui fait 40 dates en une année et qui se produit un peu partout en Algérie. Ali compose mais dans le style traditionnel toujours. « Au fur et à mesure que la maîtrise musicale venait, j’ai commencé à composer dans le style moderne », dit-il. Il devient le guitariste soliste du groupe « Tassili » puis d’un autre groupe Thura (Maintenant) qu’il avait formé lui-même. « Avec le groupe Thura, j’ai commencé à introduire mes propres chansons. On a pu enregistrer un album en 1994 au studio Yougourthen, à Azzaga, avec Mhenna Tigrini, mais ce premier album n’est jamais sorti », raconte-t-il encore. Néanmoins, la chanson phare de l’album « Adhou » (Vent) se classe au top 10 de la Chaîne III. « On a fait quelques émissions radio, mais on a fini par laisser tomber : personne ne voulait éditer notre album. Je continue à jouer seul », se souvient-il. Le futur chanteur a également entamé un magister en langue et littérature amazighs qu’il abandonne avant de soutenir sa thèse.

Départ vers la France
A partir des années 94-95, Ali Amran monte souvent sur scène. Quelques fois seul, d’autres fois accompagné par d’autres musiciens. Il participe à des festivals ici ou là et glane même quelques prix. Retour au studio en 1998 pour l’enregistrement d’un album de six titres dont « Amsebrid » (Le Voyageur) « Fin 1999, je reçois une proposition pour me produire en France, alors je reforme le groupe Thura », se rappelle-t-il. Le projet étant tombé à l’eau, le groupe fait quelques scènes en Kabylie. Quelques mois plus tard, Ali s’envole pour la France. Accompagné de sa guitare, il se produit seul dans les cafés-concerts et les salles municipales, principalement pour le mouvement associatif et communautaire kabyle. Fin avril 2003, il joue au Divan du Monde sous son propre nom. Le premier vrai concert, la naissance officielle de l’artiste. Suivent quelques maquettes puis l’album « Khali Slimane » ( Oncle Slimiane) en 2004 qui le révélera au grand public. Diffusé en boucle par la chaîne de télévision berbère Brtv, le clip réalisé pour le titre éponyme de l’album, « Khali Slimane » contribuera à lancer l’artiste et son œuvre. Ali est de plus en plus sollicité en Algérie où sa musique trouve des échos favorables. L’émission radiophonique de la chaîne II, « Tivougharine n’deguidh », qui lui est consacrée, contribue à l’asseoir comme l’une des plus belles signatures de la musique kabyle contemporaine.

La rencontre avec Chris Birkett
Le tournant dans sa carrière ? Sans doute sa rencontre avec le gourou Chris Birkett. Musicien, producteur, arrangeur, ingénieur du son, compositeur, Chris Birkett est un véritable orfèvre du son qui cisèle des dizaines d’albums à des artistes du monde entier dont Talking Heads, Sinead O’Connor, Bob Geldof, Alain Chamfort, Steve Earle et bien d’autres encore. Alors qu’il travaillait sur son nouvel album, Ali cherche un producteur artistique susceptible de lui ferait franchir une nouvelle étape dans le professionnalisme. C’est alors que son ami Kamel Aggoun, chargé de sa communication à ses heures perdues, rentre en contact avec Chris Birkett par le biais d’Internet. Il lui propose simplement de travailler sur un album de musique kabyle. Rendez-vous est pris avec le producteur dans son studio à Issy-les-Moulineaux, dans la région parisienne. « Nous sommes partis le voir avec la maquette de l’album préparé dans mon home studio. Après écoute, il s’est aussitôt montré très intéressé par le produit », souligne Ali. « On le fait », décide sur le champ le producteur. Les deux hommes rentrent en studio. Deux mois et demi d’enregistrement et de très bons moments de collaboration et de complicité quasiment fusionnelle qui resteront gravés dans la mémoire d’Ali Amran qui a trouvé un alter ego. « On s’est mis à bosser dessus une fois que nous nous sommes mis d’accord sur le concept, raconte-il. Le rôle du producteur est de mettre en valeur ce que tu proposes en terme de son et jeu. A partir de là, il peut intervenir également dans le choix des musiciens. Le fait même que des gens de ce calibre décident de travailler avec toi te donne de l’assurance. Jusqu’à l’album « Khali Slimane », j’ai fait du pop rock en étant un peu à l’extérieur de ce monde là. Avec Chris Birkett, j’ai trouvé des gens qui évoluent naturellement dans cette sphère là. Cela a donc été l’aboutissement d’une démarche personnelle entamée il y a longtemps.»



Le duo avec Idir
L’une des chansons phares de l’album « Akk’ i d Amur » est bien entendu « Sfina » (bateau) en duo avec le chanteur Idir. Il va de soi que le fait même que la légende vivante de la musique kabyle fasse un duo avec un jeune chanteur est en soi une consécration. Comment est née cette autre rencontre ? Ali raconte : « En fait, Idir a parlé de moi et de mon travail dans les médias en termes assez élogieux à plusieurs reprises aux alentour de 2006. Un beau jour, je l’ai contacté. Quelques temps après, il m’a proposé de faire la première partie de son spectacle La France des Couleurs au Zénith de Paris. Je l’ai donc appelé quand je travaillais sur mon dernier album pour le lui faire écouter. Et c’est ainsi qu’est née l’idée d’un duo sur la chanson « Sfina ». D’ailleurs, je garde un bon souvenir de l’ambiance qui a régné au studio lors de l’enregistrement de la chanson. » Après une tournée fatigante mais très motivante Ali Amran compte s’offrir un peu de repos. Il continue, néanmoins, à mettre de côté des idées, des textes et des mélodies pour son prochain album. Un album déjà très attendu pour un artiste assurément très prometteur.

Arezki Said. (Photos Tess)

Pour en savoir plus :

www.aliamran.net
www.myspace.com/aliamran

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marzou
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MessageSujet: Re: Ali Amran   Jeu 5 Aoû 2010 - 12:51


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fatiha34
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MessageSujet: Re: Ali Amran   Jeu 5 Aoû 2010 - 16:55

j'aime pas trop alors que j'aime beaucoup francis cABREL....
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