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 les amazones d'Afrique

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fatiha34
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MessageSujet: les amazones d'Afrique   Mer 18 Juil 2007 - 6:45

Les Amazones d’Afrique
et la traite des noirs


A propos des Amazones du Dahomey* (19e siècle) :

« Elles avaient des raffinements de férocité incroyables chez des femmes, même chez des noires, car en général, la femme noire n’est pas sanguinaire » (Lucien HEUDEBERT, Promenade au Dahomey).

Sur les Amazones du sultan du royaume de Noupé : « Leur cruauté à la guerre dépasse de beaucoup celle des hommes » (Commandant MATTEI).

« Une générale dahoméenne défiant les guerriers d’Agoué : “Vous êtes des hommes, moi je ne suis qu’une femme, et vous dites que les hommes sont plus forts que les femmes ; c’est ce que nous allons voir : eh bien ! que le plus malin d’entre vous vienne à moi, et je lui donnerai mon sabre ou celui de ma voisine, à son choix, et à nous deux ; et avant deux minutes sa tête sera plantée à la cime de mon sabre.” Aucun guerrier ne releva le défi » (P. CHAUTARD).

« Les guerriers n’ont pas un courage plus grand, ni un cœur plus indomptable que ces femmes dont toutes les pensées sont des idées de lutte et de combat » (Revue scientifique, avril 1892).

« Les seuls combattants dahoméens qui sont parvenus à franchir les remparts, au nombre de quatre, étaient des Amazones » (Siège d’Abéokouta, E. DUNGLAS).

« Un souverain mépris de la mort » (A. DEGBELO).

« Nous sommes des hommes et non des femmes » (Chant des Amazones du Dahomey).

« Stimulés, voire défiés par leurs compagnes d’armes, qui font preuve de tant d’héroïsme, les hommes tirent le maximum d’eux-mêmes. Certes, l’ennemi masculin pourrait lui aussi trouver là un encouragement. Devant les représentantes d’un sexe réputé plus faible, on mesure moins son audace. Mais les Amazones ont pris soin de dissimuler leur nature féminine : elles aplatissent leurs seins (...) cachent leur chevelure (...) elles ne diffèrent guère des autres combattants (...) si la capture ou la mort de quelque guerrière relève la supercherie, le sursaut d’orgueil viril qui saisit l’adversaire arrive souvent trop tard pour retourner la situation » (Les amazones du Dahomey, Hélène d’ALMEIDA-TOPOR).

« De 1818 à 1890, les troupes féminines du royaume du Dahomey effectuent plus de quatre-vingt guerres. Elles y jouent un rôle décisif » (ib.).

« Elles s’engagent dans la mêlée avec fureur, se battent comme des buffles » (Alexandre ADANDE, 1840, Campagne contre Atakpamé).

« Ils envoient en mission des Amazones déterminées à user de toutes les séductions pour parvenir à leurs fins (...) composées de célibataires vivant dans une chasteté, absolue ou relative, imposée par leur condition (...) développent leur extrême ardeur au combat (...) oublier, en contrepartie, tout autre désir, sexuel et maternel. Ne pouvant dépenser leur fougue dans l’amour, elles l’investissent dans la guerre » (Les amazones du Dahomey, Hélène d’ALMEIDA-TOPOR).

« Elles ont, à l’égard de leurs compagnons d’armes, une attitude de défi, mais aussi de solidarité, d’ailleurs réciproque » (ib.).

« Elles disposent d’un main-d’œuvre servile qu’elles contrôlent et qui effectue le gros des travaux » (ib.).

« Une Amazone, âgée d’environ vingt ans, s’avança crânement vers les deux hommes qui tenaient le condamné. On voulait éprouver cette jeune femme, nouvelle recrue qui n’avait pas encore pu tuer personne ! Armée d’un sabre du pays bien aiguisé qu’elle tenait à deux mains, elle frappa une première fois, puis une seconde, et une troisième, après quoi elle coupa tranquillement les dernières chairs qui rattachaient la tête au tronc. Après l’exécution, l’Amazone essuya avec sa main le sang resté sur son sabre et le but » (ANGOT).

« Tous les yeux étaient fixés sur la barbare et ravissante Nansica (...) Et ce fut au milieu d’un silence solennel, malgré la présence d’une foule innombrable, que deux esclaves placées devant la tribune royale jetèrent brusquement au milieu de l’enceinte réservée aux Amazones (...) un noir vigoureux, assis dans un panier, les mains et les pieds attachés. Deux princesses étendirent alors devant la face du roi Glélé un foulard de soie aux couleurs vives, et Nansica abattit avec le couteau sacré la tête de l’infortuné captif. Et, son œuvre sanglante terminée, l’Amazone, en proie à une sorte de délire, agita devant la foule muette son coutelas ruisselant de sang » (cérémonie annuelle des grandes coutumes du Dahomey au cours de laquelle des dizaines de captifs étaient sacrifiés aux ancêtres), (J. BAYOL).

« Transformée, remodelée, l’Amazone est désormais un être entièrement voué au combat. Elle doit investir toutes ses aspirations dans sa carrière militaire. Il lui faut oublier tout autre désir, et en particulier la maternité, car la grossesse et l’allaitement d’un enfant ne peuvent que gêner ses activités guerrières » (Les Amazones du Dahomey, Hélène d’ALMEIDA-TOPOR).

« Le roi choisit parmi elles (les nouvelles recrues) quelques nouvelles épouses qui vont grossir son harem. Elles y apprendront “les jeux de l’amour” à défaut de “l’usage des armes” » (A. LE HERISSE).

« Ces engagées étaient des personnes sûres, auxquelles on pouvait confier, en dehors des activités militaires proprement dites, des fonctions d’espionnage à l’extérieur et à l’intérieur du pays. Sous couvert de colportage, elles se déplaçaient fréquemment et rapportaient toutes sortes de renseignements. De plus, elles participaient à la répression et à l’exécution des sentences frappant les coupables » (Les Amazones du Dahomey, Hélène d’ALMEIDA-TOPOR).

« Le roi du Dahomey n’était pas le seul à faire exécuter ses sentences par des femmes : il en allait de même du roi du Guidah (Juda) vers 1700, selon Bosman » (ib.).

« Elles peuvent se transformer en espion dans un pays voisin (...) Ce sont toujours les plus fines et les plus astucieuses qui sont chargées de ces tâches. Pour mener à bien ce type de mission, l’Amazone, déliée de son vœu de chasteté, ne dédaigne aucun moyen : elle enlève les ornements qu’elle porte ordinairement (...) et elle s’en va (...) minaudant, jacassant gentiment, tout en provoquant les jeunes hommes du regard » (ib.).

« La guerrière poursuit impitoyablement l’adversaire qui s’enfuit. Elle le ramène comme prisonnier ou bien le tue et rapporte ses organes génitaux en guise de trophée (...) ils avaient en face d’eux de terribles combattantes, à la hauteur de leur réputation (...) des femmes étonnantes et des sujets de terreur » (ib.).

Nombre d’esclaves exportés de Ouidah de 1741 à 1797, par le roi du Dahomey, et capturés à l’aide de ces Amazones, selon les estimations de Patrick Manning : 245 000.

« Elles ne semblaient avoir conservé de leur ancien état qu’une certaine humeur belliqueuse qui s’exerçait tout particulièrement contre leurs maris » (J. AMEGBOH, cité par A. DEGBELO).

« C’est une ancienne guerrière, nous explique un adulte qui se trouvait là. Du temps de nos anciens rois, il y avait des femmes-soldats. Leurs batailles sont finies depuis longtemps, mais, elle, elle continue la guerre dans sa tête » (ib.).
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