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 Calligraphie islamique persane (histoire)

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marzou
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MessageSujet: Calligraphie islamique persane (histoire)    Lun 19 Nov 2012 - 10:36

La calligraphie islamique persane


Shâhin Ashkân





Citation :

« La beauté de l’écriture est le langage de la main et la noblesse de la pensée »

Imâm Ali


Avant la naissance de l’Islam, les Arabes étaient en général des nomades. Ils ne prêtaient que peu d’attention à la culture écrite et s’appuyaient plutôt sur une tradition orale pour conserver et transmettre les informations.

Le 6ème siècle, juste avant la naissance de l’Islam, est l’une des périodes les plus brillantes de la littérature arabe. A cette époque, la poésie était la seule expression sentimentale et littéraire. Pourtant, seuls sept « ghassidés », au nom de Al Moallaghât, considérés comme des chefs-d’œuvre auront l’honneur ’être écrits avec une plume trempée dans l’or sur le mur de la Kaba.



Même après la naissance de l’Islam au 7ème siècle, les versets du Coran se transmettaient encore oralement entre les musulmans. C’est contraint par la nécessité qu’ils adoptèrent l’écriture pratiquée par les autres cultures du monde. En peu de temps, ils développèrent une écriture d’une telle beauté qu’elle dépassa sa nature fonctionnelle et devint un art. Ainsi, dans l’écriture du Coran, les musulmans se sont-ils appliqués à élever la calligraphie au niveau de la beauté de la parole divine.

Le premier à encourager l’écrit fut le prophète Mohammad. Khâled Ebn Abol Hayâdj, un des disciples de l’Imam Ali fut le premier à écrire le Coran et cela, en lettres d’or. Les artistes et calligraphes musulmans ont mais tous leurs efforts et leur passion à rédiger les paroles religieuses et exerçaient cela comme une sorte de méditation.

La calligraphie islamique est née dans cet esprit. Elle s’est parallèlement manifestée dans toute sa splendeur sur les façades des monuments, des objets et des textes littéraires et mystiques.

Ta’ligh


Ce style d’écriture était courant dans l’administration et les correspondances de l’Iran du 13ème siècle. Il atteint son apogée au 16ème siècle sous l’influence de grands maîtres comme Khâdjeh Tadj Esfahâni et Khâdjeh Monchi Gonâbâdi. Son usage se prolonge jusqu’au milieu de la dynastie Qadjar.


Ta’ligh

On trouve certaines ressemblances en comparant les calligraphies de l’Iran post-islamique(Koufi style iranien, ta’ligh, ta’ligh cassé et nasta’ligh) avec celle des Pahlavi et l’Avestâï. Certains chercheurs en déduisent que malgré cette assimilation, les Iraniens ont métamorphosé l’écriture arabe. Sous l’influence de leur propre écriture antique, de leurs goûts et de leurs prédispositions mentales, ils l’ont transformée d’une manière délicate et agréable. Cependant, pour rendre l’écriture plus rapide, il a été permis de lier les lettres et les mots, ce qui a donné naissance au style ta’ligh cassé.

Nasta’ligh




Nasta’ligh

Environ un siècle après le ta’ligh, une autre calligraphie a vu le jour connue sous le nom de nasta’ligh. Les complications, le désordre et les cercles inachevés du ta’ligh ne satisfaisaient pas le goût des Iraniens. L’alliance de l’écriture naskh, qui était belle, ordonnée, équilibrée avec le ta’ligh donnera naissance à une troisième calligraphie. Celle-ci, dépourvue de la lenteur du naskh et des imperfections du ta’ligh, développe une discipline, un équilibre avec des courbes délicates et harmonieuses.

Cette nouvelle discipline est attribuée à Mir Ali Tabrizi (16ème siècle). Il était un des calligraphes les plus connus et respectés de son temps. Depuis, de nombreux artistes attirés par cette écriture, ont mis tout leur talent à la magnifier.

Nasta’ligh cassé


C’est au début de la période Safavide que cette manière d’écrire à fait son apparition. Elle était censée rendre l’écriture du nasta’ligh plus rapide et plus pratique. A priori, il n’y avait pas de différences notoires avec le nasta’ligh. Certaines lettres pourtant, sous l’influence de la vitesse de la plume, s’écrivaient de manière plus brisée et plus petite, d’autres mots ou lettres étaient appondus. Morteza Gholikhan Chamlou, un des généraux Safavides, au même titre que Cha’fi complétèrent cette écriture. D’autres élèves oeuvrèrent dans la même voie.

L’influence de l’écriture ta’ligh cassé est évidente dans les premiers essais de nasta’ligh. Du point de vue de la vitesse et de la délicatesse, elle est supérieure aux autres écritures. Ses lignes verticales sont plus petites et ses diagonales sont plus longues que dans le nasta’ligh et ne se trouvent pas tout à fait à leur place. La continuité de ses traits est plus soutenue que dans le nasta’ligh et parfois, les lettres séparées sont appondues. Les liaisons nombreuses, enroulées l’une dans l’autre

ou parfois l’absence de points, sont eux aussi des caractéristiques de cette calligraphie.



Nasta’ligh cassé
Derviche Abdol Madjid Tâleghâni a donné à cette écriture toutes ses lettres de noblesse. Ses élèves ont suivi ses traces, dont le plus connu est Seyed Ali Akbar Golestâneh. La calligraphie de Derviche est considérée comme l’exemple le plus complet et le plus parfait de l’écriture cassée. Le mouvement de la plume, la fermeté et le caractère qui s’en dégagent sont prodigieux, mais se lisent difficilement. Cet inconvénient a encouragé Ghâem Maghâm Farâhâni et Amir Nezâm Gharoussi à en modifier le graphisme pour la rendre plus simple.

Aujourd’hui, des grands maîtres apprennent à des milliers d’élèves cet art qui leur offre épanouissement, beauté et spiritualité. Le premier point est à l’origine de tout signe. Dans cette foule de lettres, de dessins et de mots, la calligraphie islamique est à la recherche de l’unité divine.


Source : http://www.teheran.ir/

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